Les animaux au cirque
D'autre part, j'ai été confrontée à certains détracteurs, qui généralisent leurs accusations contre les cirques "à animaux" sans avoir été ne serait-ce une seule fois, constater réellement ce qu'il en est.
Je ne connais pas la vie de tous les cirques, mais parmi ceux que j'ai pu voir, j'ai rencontré des dompteurs attentifs au bien-être de leurs bêtes qui, malgré les conditions d'accueil qu'on leur proposait, ont toujours géré cet aspect en priorité.
Pour illustrer mes propos, je vous propose de lire l'article suivant qui m'a été gentimment adressé par un passionné de cirque "Emile Rouzé" que vous pouvez retrouver à l'adresse suivante : http://perso.orange.fr/cirque.emilerouze/
"CONCERNANT LES ANIMAUX, EXISTE-T-IL DES CONTROLES ET QUI LES EXERCE ?
Pour pouvoir s'installer dans une commune, un cirque doit produire un certain nombre de documents parmi lesquels une autorisation de détention d'animaux non domestiques, délivrée par le Ministère de l'Environnement, ainsi qu'un certificat de capacité vétérinaire pour les artistes en charge de ces animaux. Les contrôles sont réalisés par la Préfecture, en liaison avec la Direction des Services Vétérinaires et la gendarmerie. Ils ont lieu en général en même temps que la visite de sécurité qui vérifie l'aptitude du chapiteau à recevoir du public.
RELEVE -T-ON DES INFRACTIONS ? SI OUI, LESQUELLES ?
En réalité, les procès verbaux relevant des infractions relatives à des traitements dégradants ou inhumains vis à vis des animaux sont rarissimes. Le plus souvent, le cirque contrôlé n'est pas en mesure de fournir tous les documents: C'est le cas pour 99% des infractions relevées.
POURQUOI CERTAINS CIRQUES NE SONT PAS EN REGLE ?
La principale raison de cet état de fait, c'est que les dernières lois votées avaient un effet rétroactif. Ainsi, par exemple, un cirque qui possédait une girafe ou un hippopotame depuis des décennies avant ces lois n'était il pas en mesure de fournir les papiers nouvellement réclamés par l'administration...Si l'on considère que les dresseurs aiment passionnément leurs bêtes, il faut bien comprendre à quel point ces lois sont absurdes puisqu'elles séparent des animaux du compagnon avec lequel elles vivent et travaillent depuis des années. Ce que les pseudos défenseurs des animaux se gardent bien de vous dire, c'est que lorsqu'aucun zoo ne peut prendre en compte les animaux confisqués, ceux-ci sont tout simplement euthanasiés...
POURQUOI CERTAINS CIRQUES S'INSTALLENT ILS DE FORCE DANS LES COMMUNES REFUSANT DE LES ACCUEILLIR ?
Tout simplement pour travailler...est-ce un crime ? Il s'agit d'abord et avant tout de faire face aux dépenses incompressibles du quotidien d'une entreprise de ce genre, parmi lesquelles, bien entendu, la nourriture des animaux...Savez vous qu'un éléphant consomme deux cents kilos de foin chaque jour et boit 100 litres d'eau, en moyenne ? Et qu'il faut entre 10 et 20 kilos de viande tous les jours pour nourrir un seul tigre ? Donner des spectacles tous les soirs est le seul moyen de faire face aux frais fixes élevés d'un cirque, et c'est pour cela que certains professionnels bravent les interdictions, souvent injustifiées, qui leur sont faites de travailler.
C'EST QUAND MÊME TRISTE DE VOIR UN ANIMAL EN CAGE, NON ?
Non, car ces animaux sont nés en captivité de parents eux même nés en captivité. Cela est l’application d’une convention mondiale relative à la sauvegarde des espèces protégées dite "Convention de Washington". Ce texte, garantit qu'aucune espèce détenue aujourd'hui dans un cirque ou un zoo n'a été prélevée dans son milieu naturel. C’est la raison d’être des documents exigés aujourd’hui par l’administration et qui font défaut à certains professionnels. Toutes les études scientifiques le prouvent: aucun animal né en captivité de parents eux même nés en captivité ne peut survivre plus de quelques jours dans ce milieu. Aussi, s’il serait effectivement cruel de prélever des animaux dans la nature afin de les produire en spectacle, je ne trouve pas triste de voir un animal en cage, dès lors qu'il n'a jamais connu la liberté, et que celle-ci serait synonyme de mort pour lui. De plus, les cirques participent à des programmes de réintroduction grâce aux nombreuses naissances d’animaux non domestiques qui ont lieu dans leurs ménageries, preuve, s’il en est besoin, de leur bien être et de leur confort.
ALORS, POURQUOI TOUTES CES ATTAQUES ?
Les gens du cirque sont considérés par leurs détracteurs comme des gens du voyage, pas comme des professionnels exerçant dignement un métier extraordinairement difficile, pour semer des étoiles dans les yeux des enfants, sur tout notre territoire. Autrefois, ils les auraient qualifiés de "voleurs de poules", aujourd'hui, ils ont modernisé leur rejet de l'autre en les traitant de "bourreaux d'animaux"...Tout cela renvoie à une idéologie profondément nauséabonde, faite d'ostracisme, d'amalgame et de discrimination. Ce qui est terrible, dans tout cela, c'est que la cause animale défend parfois de justes combats: contre la vivisection, la vente de fourrures, la corrida...mais les fanatiques qui s'en prennent à tort au monde du cirque font peser sur ces associations la tâche indélébile du racisme, du mensonge et de la stupidité. Cela les décrédibilise pour tous leurs autres combats. Et c'est vraiment dommage.
QUELLES SOLUTIONS POUR LE CIRQUE TRADITIONNEL ?
D'abord la première, et le blogtrotter est fier d'y contribuer, c'est de COMMUNIQUER...rien n'est plus efficace contre le mensonge et la diffamation que la vérité. Je crois également au caractère dissuasif des condamnations de justice. Le problème, c'est que le monde du cirque n'a pas toujours les moyens de se défendre et de faire des procès...parmi les autres préoccupations, il y a le bien être de leurs animaux. Je pense que, même si cela représente un coût, les cirques devraient MONTRER leurs animaux, c'est à dire ouvrir gratuitement leurs ménageries au public afin que celui-ci soit seul juge des mensonges diffusés par les pseudos défenseurs de la cause animale. Enfin, disons le clairement, il faut AMELIORER encore le confort des animaux artistes...vous constaterez d'ailleurs que les fauves de tous les grands cirques de notre pays bénéficient dès leur arrivée dans une nouvelle ville d'une cage d'aisance, et qu'en règle générale, les chevaux et les éléphants ne sont pas confinés dans leurs camions.
EN CONCLUSION
Tant qu'il y aura des enfants, le cirque vivra. Le cirque, c'est l'univers du magique et du merveilleux. Un cirque sans animaux, fut-il exceptionnel, n'est pas un vrai cirque.
Si on laisse faire les briseurs de rêve, tous ces animaux que le cirque déplace de villes en villages dans les moindres recoins de l'hexagone, ne seraient plus que des images, mélangées à la bouillie télévisuelle habituelle...je ne crois pas que ça serait rendre service à mes amies les bêtes...Nos enfants, vos enfants, méritent mieux que ça...et les animaux aussi !"
Merci Emile, merci à tous